Bach & Italy

Lors de son séjour à Weimar entre 1708 et 1717, Jean-Sébastien Bach découvre les œuvres des maîtres italiens, très en vogue à l’époque. Il s’approprie ainsi le langage d’Albinoni, Corelli, Frescobaldi, et transcrit notamment pour le clavecin 16 concertos principalement empruntés à Vivaldi.
Dans ses transcriptions de concerti, Bach reste fidèle au texte initial mais n’hésite pas à ornementer les motifs mélodiques, à ajouter des éléments polyphoniques et rythmiques nouveaux. Il indique sur la partition les alternances entre soli et tutti, rappelant la nature profondément orchestrale de ces œuvres et l’utilisation d’un clavecin à deux claviers. Plus tard, il composera son fameux Concerto en Fa Majeur « dans le goût italien » (BWV 971) publié en 1735, qui reprend la forme vif-lent-vif, des concertos de Vivaldi.
L’accordéon, à la manière d’un petit orgue portatif à deux claviers, avec ses jeux multiples et sa capacité de tendre et de diminuer les sons, permet une relecture de ces répertoires en prenant en compte les timbres d’un orchestre. Cet instrument mélancolique, instrument voyageur par excellence est indissociablement lié à l’Italie dans l’inconscient collectif, l’un des berceaux de l’accordéon moderne depuis le 19è siècle.

Works by Alessandro Marcello, Antonio Vivaldi, Benedetto Marcello, Archangelo Corelli, Jean-Sébastien Bach.

Vincent Lhermet, accordéoniste